Homélies de Dom Armand Veilleux

12 octobre 2026 : lundi de la 28ère semaine du Temps Ordinaire

Luc 11, 29-32

Homélie 

           Le prophète Jonas fut envoyé par Dieu aux païens de la cité de Ninive.  Mais il ne voulait pas avoir cette mission, et il s’enfuit vers la cité de Tarsis.  Cela, comme nous le savons, le conduisit – lui et tous ses compagnons – dans une terrible tempête.  Au coeur de cette tempête, il reconnut son péché et il accepta – il demanda même – d’être jeté à la mer pour calmer la colère de Dieu. C’est alors qu’il commença une expérience de solitude, symbolisée par le temps qu’il passa dans le ventre d’un gros poisson, avant de commencer, finalement, sa mission qui était de prêcher un message de repentance.  Cependant, il lui était impossible de comprendre qu’une cité païenne pourrait se convertir à Dieu ;  et lorsqu’elle se convertit, il en fut contrarié.  Comme nous le savons par le reste de l’histoire, Dieu va lui faire comprendre, à travers l’image de la plante qui croît en un jour et qui meurt le lendemain, que Lui, Dieu, a le même amour miséricordieux pour la ville païenne de Ninive que pour le peuple d’Israël. 

11 October 2026 — 28th Sunday in Ordinary Time ‘A’

Isaiah 25:6–10a; Philippians 4:12–14, 19–20; Matthew 22:1–14

 

H O M I L Y

 

           The prophet Isaiah uses the image of a banquet to describe the salvation of the messianic age offered to all peoples.  In the same way, Jesus often uses the image of a wedding feast in the Gospel when He wishes to reveal the mystery of salvation history.

11 octobre 2026 -- 28ème dimanche ordinaire « A »

Isaïe, 25, 6-10a ; Phil. 4, 12-14. 19-20 ; Matt. 22, 1-14

H O M É L I E

           Le prophète Isaïe utilise l’image du banquet pour décrire le salut des temps messianiques offert à tous les peuples.  De la même manière Jésus utilise souvent l’image du banquet de noces dans l’Évangile, lorsqu’il veut révéler le mystère de l’histoire du salut.

 

October 8, 2026 --  Thursday of the 27th even-numbered week

Gen 3:1-5; Luke 11:5-13

H O M I L Y

          In the section of Luke’s Gospel that we have been reading in the weekday lectionary for the past few days, Luke describes Jesus’ journey to Jerusalem and places events there that the other evangelists placed at other times in Jesus’ life.  This section also contains stories that Luke alone recounts.  This was the case with the parables of the Good Samaritan and of Martha and Mary.  In the text we have just read (which forms a whole with the one we would have had yesterday had it not been for the feast of Mary, Queen of the Rosary), Luke records two of Jesus’ teachings on prayer that we also find in Matthew—namely, the Lord’s Prayer and the exhortation: “Ask, and you will receive… etc.” ” And between these two teachings, Luke inserts another teaching of Jesus, which he alone recounts: that of the persistent friend, which we have just read. Let us pause for a moment on this passage.

12 October 2026: Monday of the 28th week in Ordinary Time

Luke 11:29-32

Homily

           The prophet Jonah was sent by God to the pagans in the city of Nineveh.  But he did not want the mission, and fled to the city of Tarshish.  This, as we know, led him - and all his companions - into a terrible storm.  In the midst of this storm, he recognized his sin and agreed - he even asked - to be thrown into the sea to appease God's anger. He then began an experience of solitude, symbolized by the time he spent in the belly of a big fish, before finally beginning his mission to preach a message of repentance.  However, it was impossible for him to understand that a pagan city could be converted to God; and when it was, he was upset.  As we know from the rest of the story, God will make him understand, through the image of the plant that grows in one day and dies the next, that He, God, has the same merciful love for the pagan city of Nineveh as He does for the people of Israel.

8 octobre 2026 -- Jeudi de la 27e semaine paire

Gen 3, 1-5; Luc 11, 5-13

H O M É L I E

          Dans la section de l’Évangile de Luc que nous lisons au lectionnaire férial depuis quelques jours, celui-ci décrit la montée de Jésus vers Jérusalem et y place des événements que les autres évangélistes ont placés à d’autres moments de la vie de Jésus.  On trouve aussi en cette section des récits que Luc est le seul à raconter.  Ce qui était le cas de l’évangile du Bon Samaritain et celui de Marthe et Marie.  Dans le texte que nous venons de lire (qui forme un tout avec celui que nous aurions eu hier s’il n’y avait pas eu la mémoire de Marie, reine du Rosaire, Luc rapporte deux enseignements de Jésus sur la prière que nous avons aussi en Matthieu, c’est-à-dire le Pater et l’exhortation : « demandez et vous recevrez... etc. » Et, entre ces deux enseignements Luc place un autre enseignement de Jésus, qu’il est le seul à raconter : celui de l’ami importun, que nous venons de lire. Arrêtons-nous un peu à ce morceau.

7 octobre 2026 -- Mercredi de la 27ème semaine « A »

Gal 2,1-2. 7-14 ; Luc 11, 1-4.

H O M É L I E

          Jean-Baptiste, comme les autres maîtres spirituels de son temps, y compris les Pharisiens et les Sadducéens et les docteurs de la Loi, enseignait à ses disciples des méthodes, des gestes et des formules de prière.  Aussi les disciples de Jésus, dont plusieurs avaient été disciples de Jean, lui demandèrent un jour de leur enseigner à prier « comme Jean l’a appris à ses disciples ».  Ils étaient sans doute intrigués du fait qu’ils voyaient souvent Jésus se retirer, surtout la nuit, pour prier dans le secret, mais qu’il ne leur enseignait ni méthode ni formule.  La réponse de Jésus, résumée dans ce que nous appelons le « Notre Père », n’est pas une « formule de prière » qu’il les invite à répéter, mais bien un enseignement très riche sur ce qu’est la prière. (Il est généralement admis par les exégètes, que cette version du Pater, en Luc, plus brève que celle de Mathieu, est la plus originale).