Homélies de Dom Armand Veilleux

18 avril 2026 - Samedi de la 2ème semaine de Pâques

Actes 6, 1-7; Jean 6,16-21 

H O M É L I E

 

          Il y a beaucoup de détails mystérieux et lourds de symboles dans ce bref texte de saint Jean. La scène se situe tout de suite après la première multiplication des pains (dont nous avons lu le récit hier). Nous sommes encore au début de la vie publique de Jésus, et ses relations avec ses disciples sont en train de s'établir.   Après la multiplication des pains, alors que la foule veut le faire roi, Jésus se retire seul sur la montagne. Les disciples sont déjà habitués à ces nuits que Jésus passe seul sur la montagne à prier. Lorsque le soir arrive et que Jésus ne revient pas, les disciples savent qu'il y passera la nuit. Ils descendent alors au bord du lac et s'embarquent pour la ville de Capharnaüm, de l'autre côté. Jean a alors une de ces phrases pleines de mystère : “Déjà il faisait nuit et Jésus ne les avait pas encore rejoints". La mention de la nuit, chez Jean, signifie aussi le trouble, le manque de compréhension, l'absence de Jésus. Les disciples sont un peu perdus.

17 avril 2026 – vendredi de la 2ème semaine de Pâques

Actes 5,34-42; Jean 6, 1-15 

H O M É L I E

            La multiplication des pains est le seul signe accompli par Jésus qui nous soit rapporté par les quatre Évangiles. C'est dire l'importance que lui attribuaient les premiers Chrétiens. Aujourd'hui c'est dans la version de Jean que nous lisons ce récit. Jean raconte cet événement après environ 65 ou 70 ans de méditation. Ce n'est pas le signe ou le miracle comme tel qui l'intéresse. Tout son récit est centré sur la personne de Jésus. Il nous montre Jésus partageant simplement, très simplement, sans compter, sans faire attention à la dimension de la foule.

17 April 2026 – Friday of the Second Week of Easter

Acts 5:34–42; John 6:1–15

H O M I L Y

         The feeding of the five thousand is the only sign performed by Jesus that is recorded in all four Gospels. This shows the importance the early Christians attached to it. Today we read this account in John’s version. John recounts this event after some 65 or 70 years of reflection. It is not the sign or the miracle as such that interests him. His entire account centers on the person of Jesus. He shows us Jesus sharing simply, very simply, without counting, without paying attention to the size of the crowd.

17 April 2026 – Friday of the Second Week of Easter

Acts 5:34–42; John 6:1–15

H O M I L Y

         The feeding of the five thousand is the only sign performed by Jesus that is recorded in all four Gospels. This shows the importance the early Christians attached to it. Today we read this account in John’s version. John recounts this event after some 65 or 70 years of reflection. It is not the sign or the miracle as such that interests him. His entire account centers on the person of Jesus. He shows us Jesus sharing simply, very simply, without counting, without paying attention to the size of the crowd.

16 avril 2026 -- Homélie pour le jeudi de la 2ème semaine de Pâques

Ac 5, 27-33 ; Jean 3, 31-36.

Homélie

          Le récit des Actes des Apôtres que nous lisons ces jours-ci a quelque chose d’à la fois très profond et de quelque peu comique. Luc, qui est un excellent écrivain, sait transmettre un enseignement profond en utilisant un langage symbolique et poétique. Ici, il décrit dans un style presque enjoué les débuts de l’Église.

16 April 2026 -- Homily for Thursday of the Second Week of Easter

Acts 5:27–33; John 3:31–36.

Homily

The account in the Acts of the Apostles that we are reading at the moment has something about it that is both deeply profound and somewhat comical. Luke, who is an excellent writer, knows how to convey a profound teaching using symbolic and poetic language. Here, he describes the early days of the Church in an almost light-hearted style.

18 avril 2026 - Samedi de la 2ème semaine de Pâques

Actes 6, 1-7; Jean 6,16-21 

H O M É L I E

          Il y a beaucoup de détails mystérieux et lourds de symboles dans ce bref texte de saint Jean. La scène se situe tout de suite après la première multiplication des pains (dont nous avons lu le récit hier). Nous sommes encore au début de la vie publique de Jésus, et ses relations avec ses disciples sont en train de s'établir.   Après la multiplication des pains, alors que la foule veut le faire roi, Jésus se retire seul sur la montagne. Les disciples sont déjà habitués à ces nuits que Jésus passe seul sur la montagne à prier. Lorsque le soir arrive et que Jésus ne revient pas, les disciples savent qu'il y passera la nuit. Ils descendent alors au bord du lac et s'embarquent pour la ville de Capharnaüm, de l'autre côté. Jean a alors une de ces phrases pleines de mystère : “Déjà il faisait nuit et Jésus ne les avait pas encore rejoints". La mention de la nuit, chez Jean, signifie aussi le trouble, le manque de compréhension, l'absence de Jésus. Les disciples sont un peu perdus.