Homélies de Dom Armand Veilleux

May 16, 2026 – Saturday of the 6th Week of Easter

Acts 18, 23-28; Jn 16, 23-28

H O M I L Y

Dear Brothers and Sisters,

The readings from the Acts of the Apostles that we have as first reading at the Mass during this Easter Season are not simply nice narratives giving us an idea on how the Church developed during the first Christian generation. They also tell us about the nature of the Church. It shows us that there were many ways of becoming a Christian.

16 mai 2026 - Samedi de la 6ième semaine de Pâques

Actes 18, 23-28 ; Jn 16, 23-28

Homélie 

Les lectures des Actes des Apôtres que nous avons comme première lecture aux messes de cette saison pascale ne sont pas simplement de beaux récits nous donnant une idée de la façon dont l'Église s'est développée pendant la première génération chrétienne.  Ils nous parlent aussi de la nature même de l'Église.  Ces textes nous montrent qu'il y avait plusieurs façons de devenir chrétien. 

15 mai – Mémoire de s. Pachôme

Homélie donnée le 15 mai 2009 au

Monastère de Mokoto à Keshero, Rép. Dém. du Congo

Actes 15, 22-31; Jean 15, 12-17

Homélie

               Nous fêtons aujourd’hui la mémoire de saint Pachôme, un saint qui m’est particulièrement cher, et qui est connu comme le père du cénobitisme chrétien, c’est-à-dire de la vie monastique vécue en communauté. Si nous avions voulu choisir des lectures propres pour cette mémoire de saint Pachôme, il aurait été difficile d’en trouver de plus adaptées que celles que nous offre aujourd’hui le lectionnaire férial pour le vendredi de la 5ème semaine de Pâques.

               L’Évangile est en effet tiré du chapitre 15 de saint Jean et nous rapporte les paroles de Jésus à ses disciples au cours de son dernier repas avec eux : « Je vous donne un commandement nouveau : aimez-vous les un les autres. Dieu est amour. L’essence de notre vie chrétienne et monastique est donc aussi l’amour. Et l’essence de notre vie communautaire est l’amour fraternel.              

               Il ne s’agit pas toutefois d’un vague sentiment d’affectivité. « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés », dit Jésus. Et il explique tout de suite le sens de ce « comme je vous ai aimés », en disant : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ». Et c’est après avoir expliqué cette exigence de l’amour qu’il répète : « Le commandement que je vous donne, c’est de vous aimer les uns les autres ». Il s’agit donc d’un amour fraternel qui s’exprime à travers le renoncement de chacun à ses intérêts personnels, pour travailler au bien de chacun de ses frères.

               Jésus insiste en disant : « Je ne vous appelle pas mes serviteurs, mais bien mes amis ». En cela il nous indique le vrai sens de l’amitié au sein d’une communauté cénobitique. Nous ne sommes pas des copains qui ont choisi la même vocation parce qu’ils avaient les mêmes goûts. Nous sommes des personnes différentes les unes des autres que Dieu a appelées à former une communauté pour incarner dans cette communauté le mystère de son propre amour. C’est son amour pour nous qui est le lien de notre amitié.

               La première lecture de l’eucharistie d’aujourd’hui est aussi révélatrice. Il s’agit de la conclusion du Concile de Jérusalem, qui fut réuni pour trouver une solution à un conflit qui était né au sein de l’Église primitive, y compris entre ceux qui en étaient les responsables. La solution trouvée implique un grand respect des sensibilités différentes, spécialement entre les Chrétiens convertis du paganisme et ceux convertis du judaïsme, en même temps que la volonté de ne rien imposer aux un ou aux autres qui ne soit vraiment nécessaire. L’harmonie de la vie communautaire au sein d’une communauté comme les nôtres exige un tel respect et une telle souplesse. C’est la seule façon de vivre sainement les tensions qui ne manquent pas de se manifester au sein de n’importe quelle communauté normale, tout comme dans la communauté primitive de Jérusalem et d’Antioche.

               C’est ce que dit fort bien, saint Benoît, disciple spirituel de saint Pachôme, paraphrasant d’ailleurs saint Paul, à la fin de son beau chapitre 72 de la Règle sur le bon zèle :

     Ils supporteront avec une très grande patience les faiblesses des autres, celles du corps et celles du caractère. Ils s'obéiront mutuellement de tout leur        coeur. Personne ne cherchera son intérêt à lui, mais plutôt celui des autres. Ils auront entre eux un amour sans égoïsme, comme les frères d'une même famille. Ils respecteront Dieu avec amour. Ils auront pour leur abbé un amour humble et sincère. Ils ne préféreront absolument rien au Christ. Qu'il nous conduise tous ensemble à la vie avec lui pour toujours !

Armand Veilleux

May 15 – Memorial of St. Pachomius

Homily delivered on May 15, 2009, at

Mokoto Monastery of Keshero, Democratic Republic of Congo

Acts 15:22–31; John 15:12–17

Homily

   Today we celebrate the memorial of Saint Pachomius, a saint who is particularly dear to me, and who is known as the father of Christian coenobitism, that is, of monastic life lived in community. If we had wanted to choose specific readings for this feast of Saint Pachomius, it would have been difficult to find any more fitting than those offered to us today by the weekday lectionary for Friday of the 5th Week of Easter.

Jeudi, 14 mai 2026 – Solennité de l’Ascension

Ac 1, 1-11; Ep 1, 17-23 ; Mt 28, 16-20

H O M É L I E

          Déjà au matin du Troisième jour, le jour de la Résurrection, un ange, par l’intermédiaire des femmes venues au sépulcre, renvoyait les disciples à leur Galilée, c’est-à-dire, à leurs occupations habituelles. C’est là que Jésus les rencontrerait. Dans le récit de l’Ascension donné par Luc au début des Actes des Apôtres, les anges qui apparaissent aux Apôtres leur donnent le même message : « Galiléens, pourquoi, restez-vous à regarder le ciel ? ». Ils sont de nouveau renvoyés à leur vie de tous les jours.     

May 13,2026 – Wednesday of the 6th week of Easter

Acts 17, 15. 22--18, 1; John 16, 12-15 

Homily 

          We have reached almost the end of that beautiful and long discourse of Jesus to His disciples at the Last Supper. He told them many things already, some of them profound and difficult. Now He tells them that He has still many more things to reveal to them, but they are not yet able to bear them. He also announces to them that the Spirit about whom He has been talking to them since the beginning, and whom He always call the “Spirit of Truth”, will guide them to all truth. There are two things that should be noticed in this promise. The first one is about the verb “to guide”.

          If they need to be “guided” – as we all need to be guided – it is because Christian life is an ongoing journey. As soon as we think that we have arrived and we want to settle, without continuing our journey, without pursuing our ongoing conversion, we are no longer Christians, and we certainly are no longer monks.

          The second thing that needs to be noticed in that promise is the goal towards which the Spirit of Truth will guide us. He will guide us, says Jesus, to “all truth”, that is, to the whole truth. Now, that Truth is Christ Himself. He is not only the Truth, but also the Way that leads to the Truth and the Life that we find in it. “I am the Way, the Truth and the Life” says He.

          Now, this brings us back to the aim, the goal, of our monastic life, as it is described in our Document on formation (our Ratio). We are called to be transformed into the Image of Christ. This is the goal of our monastic life.

          Since we are on such a journey, turned towards such a goal and guided by such a Spirit, we really do not have anything to fear, specially not from the spirit of lies. We can, as Saint Benedict says, run with an enlarged heart and with joy, in the way of God’s commandments. And the first of those commandments, the one that contains all he others, il the one of love.

 

 

Thursday, 14 May 2026 – Solemnity of the Ascension

Acts 1:1–11; Eph 1:17–23; Mt 28:16–20

H O M I L Y

         Already on the morning of the third day, the day of the Resurrection, an angel, through the women who had come to the tomb, sent the disciples back to Galilee, that is to say, to their usual occupations. It was there that Jesus would meet them. In Luke’s account of the Ascension at the beginning of the Acts of the Apostles, the angels who appear to the Apostles give them the same message: ‘Men of Galilee, why do you stand gazing up into heaven?’ They are once again sent back to their everyday lives.