Homélies de Dom Armand Veilleux

May 31, 2026 – Feast of the Most Holy Trinity (Year A)

Ex 34:4–9; 2 Cor 13:11–13; Jn 3:16–18

H O M I L Y

Dear brothers and sisters,

          We sometimes ask the question: ‘Is the God of Christians the same as that of Muslims, or Hindus, or Buddhists, or the God of some other religion?’ In reality, there is no possible answer to such a question, because it is a question that is poorly posed. It is as if we owned God, and were asking ourselves whether the God we have, whom we possess, we Christians, is the same God that others possess. Yet no one possesses God.

31 mai 2026 – Fête de la T.S. Trinité (année « A »)

Ex 34, 4...9 ; 2 Co 13, 11-13 ; Jn 3, 16-18

H O M É L I E

Chers frères et sœurs,

          On pose parfois la question : « Le Dieu des Chrétiens est-il le même que celui des Musulmans, ou des Hindous, ou des Bouddhistes, ou celui de quelque autre religion ? ». En réalité il n’y a pas de réponse possible à une telle question, parce que c’est une question qui est mal posée. C’est comme si nous possédions Dieu, et que nous nous demandions si le Dieu que nous avons, que nous possédons, nous les Chrétiens, est le même Dieu que possèdent les autres. Or, personne ne possède Dieu.

Saturday of the 8th Week in Ordinary Time – May 30, 2026

Jude 17, 20b-25; Mk 11, 27-33

Homily

          In our reading of Mark's Gospel, we have now reached chapter eleven, which began with Jesus' triumphal entry into Jerusalem. And in the story we are reading today, we have a fine example of Jesus' confrontation with the scribes and the elders of the people. A confrontation that will continue to escalate and lead to Jesus' death on the Cross.

          The central issue in this confrontation is the question of authority. The chief priests, the scribes and the elders (all together, if we follow Mark's text) ask Jesus by what authority he freely teaches in the Temple. What undoubtedly troubled them was the fact that he was teaching ‘with authority’. On the other hand, they carefully avoided having the people against them, as in their attitude to John the Baptist, because they recognized a certain authority in the people.

          For the first reading, we had a passage from the letter of Jude, which is in fact the only passage of this short text that we have in the liturgical lectionary. This Jude is not the apostle Jude, but the brother of James, one of those whom the New Testament calls the ‘brothers of the Lord’, that is, members of his extended family. It is one of the last writings to be recognized by the early Church as inspired writing, part of Sacred Scripture or the Word of God.

         

Armand Veilleux

2 June 2026 - Tuesday of the 9th even-numbered week

2 Pet 3:12-15a.17-18; Mk 12:13-17

Homily

          The most historically attested fact - even outside the Sacred Books - about Jesus of Nazareth is that he was tried and executed by the Roman authorities on a charge of high treason. When the Pharisees, Scribes and Priests took Jesus to Pontius Pilate to have him condemned to death and executed by the Roman authorities, they used the following accusation against him: ‘We found this man stirring up trouble in our nation: he prevents us from paying tribute to Caesar...’. (Luke 23:2). It is therefore important to analyse carefully the event reported in the Gospel account we have just read, since it was the event that was used by the Jewish authorities to have him executed as a political agitator.

Samedi de la 8ème semaine du Temps Ordinaire – 30 mai 2026

Jude 17, 20b-25 ; Mc 11, 27-33

(En France, mémoire de sainte Jeanne d’Arc)

Homélie

          Dans notre lecture de l’Évangile de Marc, nous en sommes, depuis hier, au chapitre onze qui débutait avec l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem. Et, dans le récit que nous lisons aujourd’hui, nous avons un bel exemple de la confrontation de Jésus avec les scribes et les anciens du peuple. Une confrontation qui ne cessera de s’amplifier et qui conduira à la mort de Jésus sur la Croix.

28 mai 2026   --   jeudi de la 8ème semaine ordinaire

Marc 10, 46-52

H O M É L I E

          Jéricho était une ville importante que les Galiléens devaient traverser dans leur montée vers Jérusalem, lorsqu’ils venaient par la vallée du Jourdain. Cette cité de palmes au milieu du désert de Juda était, dans l’Ancien Testament, la porte de la Terre Promise. Jésus y passe à quelques reprises mais ne s’y arrête jamais. Les Évangiles ne mentionnent pas qu’il y ait prêché ou fait quelque miracle. Dans l’Évangile d’aujourd’hui, alors que Jésus monte pour la dernière fois vers Jérusalem, où il sera mis à mort, il traverse encore une fois Jéricho, et c’est à la sortie de la ville qu’il passe devant un mendiant aveugle, à qui on dit que c’est Jésus de Nazareth qui passe, et qui se met à crier : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi. »

2 juin 2026 – mardi de la 9 ème semaine paire

2P 3, 12-15a.17-18 ; Mc 12, 13-17

H O M É L I E

          Le fait le mieux attesté historiquement – même en dehors des Livres Sacrés -- concernant Jésus de Nazareth c’est qu’il a été jugé et exécuté par les autorités romaines sous une accusation de haute trahison. Lorsque les Pharisiens, les Scribes et les Prêtres amenèrent Jésus à Ponce Pilate pour le faire condamner à mort et le faire exécuter par les autorités romaines, ils utilisèrent contre lui l’accusation suivante : « Nous avons trouvé cet homme mettant le trouble dans notre nation : il empêche de payer le tribut à César... » (Luc 23,2). Il est donc important d’analyser attentivement l’événement rapporté dans le récit évangélique que nous venons de lire, puisque c’est l’événement qui fut utilisé par les autorités juives pour le faire exécuter comme un agitateur politique.