Homélies de Dom Armand Veilleux

24 septembre 2026 – Jeudi de la 25ème semaine

Luc 9, 7-9 

                                                                 H O M É L I E

          Hérode Antipas, comme son père Hérode le Grand qui fit mettre à mort les enfants de Bethléhem à l’époque de la naissance de Jésus, est un homme inquiet, troublé.  Il est roi – ou tétrarque -- de Galilée, mais un roi fantoche dont le pouvoir est en réalité très fragile puisque le pays est sous le contrôle des Romains.  Il est très attaché à ses prérogatives, mais toujours tiraillé par l’insécurité, craignant toujours qu’un authentique « roi des Juifs » ne vienne le détrôner.  C’est un faible, qui n’aurait pas voulu décapiter Jean, mais qui le fit pour ne pas perdre la face après avoir fait une promesse stupide à la fille de son épouse illégitime.  De même, il se fit complice avec Pilate de la mort de Jésus, par peur des Romains, même s’il éprouvait une certaine fascination à l’égard de Jésus. Il veut le voir, mais par simple curiosité.

September 24, 2026 – Thursday of the 25th Week

Luke 9:7–9

                                                           H O M I L Y

          Herod Antipas, like his father Herod the Great—who ordered the slaughter of the children of Bethlehem at the time of Jesus’ birth—is a restless, troubled man.  He is king—or tetrarch—of Galilee, but a puppet king whose power is in reality very fragile, since the country is under Roman control.  He is deeply attached to his prerogatives, yet constantly torn by insecurity, always fearing that a true “King of the Jews” might come to dethrone him.  He is a weak man who would not have wanted to have John beheaded, but who did so to save face after making a foolish promise to the daughter of his concubine.  Likewise, he became an accomplice to Pilate in Jesus’s death out of fear of the Romans, even though he felt a certain fascination toward Jesus. He wants to see him, but out of mere curiosity.

21 septembre 2026 – Fête de saint Matthieu

Matthieu 9, 9-13

                                                                  Homélie

          Dans sa réponse aux Pharisiens qui se scandalisent de ce qu’il mange avec des publicains et des pécheurs, Jésus cite explicitement et littéralement une parole que le prophète Osée avait mise dans la bouche de Dieu : « C’est l’amour que je veux et non les sacrifices, la connaissance de Dieu, plutôt que les holocaustes. » (Osée 6,6).  Ce qui nous vaut d’avoir comme première lecture non pas le texte d’Osée où se trouve cette parole, mais un texte tout semblable du prophète Amos, où Dieu manifeste que tous les sacrifices qu’on peut lui offrir ne l’intéressent aucunement, si l’on ne manifeste pas de l’attention et de l’amour pour ses enfants.

September 21, 2026 – Feast of Saint Matthew

Matthew 9, 9-13

                                                                            Homily

In his response to the Pharisees, who were scandalised by the fact that he was eating with tax collectors and sinners, Jesus explicitly and literally quotes a word that the prophet Hosea had put into God's mouth: " It is love that I want, not sacrifice, the knowledge of God rather than burnt offerings". (Hosea 6:6).

September 20, 2026

Is 55:6-9; Phil 1:20c-24,27; Mt 20:1-16a

Homily for the 25th Sunday in Ordinary Time, Year “A”

This Gospel passage is not a treatise on social justice. It does not speak of the just wage to be paid to wage earners, but concerns the Gentiles who will receive the Good News and be the first to enter the Kingdom, while the Jews, for the most part, will reject this Good News. The Church Fathers found so many allegorical applications in it that we are undoubtedly permitted to apply it allegorically to our current situation as well.

18 septembre 2026 – Vendredi de la 24ème semaine paire

1 Cor. 15, 12-20; Luc 8, 1-3 

                                                                         H o m é l i e

          Ces trois petits versets, qui semblent un peu anodins nous apportent beaucoup de lumière sur le ministère de Jésus et sur le style de vie adopté avec ses disciples,  Ce style de vie n’a pas grand-chose en commun ni avec les écoles rabbiniques du temps où des disciples pouvaient se réunir autour d’un maître pour recevoir une formation, mais dans un endroit précis, et sans participer à la mission du maître. Il était aussi différent de celui des prophètes de l’Ancien Testament qui pouvaient bien avoir un disciple ou l’autre (comme, p.ex., Élisée, le disciple d’Élie) mais pas un groupe voyageant avec lui.

19 septembre 2026 – Samedi de la 24ème semaine ordinaire (paire)

1 Co 15, 35-37.42-49; Luc 8, 4-15

                                                                               H O M É L I E

          L’agriculture ou le jardinage peuvent être une bonne école de patience, de confiance et d’abandon.  Une fois qu’on a travaillé le sol, qu’on y a déposé les semences et qu’on l’a arrosé, on n’a plus qu’à attendre avec patience.  Durant un premier temps il n’y a aucun moyen de savoir de façon certaine si la semence croîtra ou non.  Ensuite on ne peut savoir dans quelle mesure elle croîtra.  On peut agir de diverses manières sur les conditions qui favorisent la croissance, mais on ne peut intervenir aucunement dans le processus même de croissance.  Gardant tout ceci présent à l’esprit, revenons maintenant à la lecture de l’Évangile d’aujourd’hui.