Homélies de Dom Armand Veilleux

13 juillet 2024 – samedi de la 14ème semaine – année paire

Is 6, 1-8 ; Mat 10, 24-33 

Homélie

           Dans la dernière des béatitudes (Mt 5,10-12) Jésus avait déclaré bienheureux ceux qui sont persécutés pour la justice. « Heureux êtes-vous, avait-il dit, lorsque l’on vous insulte, que l’on vous persécute et que l’on dit faussement contre vous toute sorte de mal à cause de moi. » Et il ajoutait « C’est ainsi en effet qu’on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés. » Le passage d’Évangile que nous venons de lire commente en quelque sorte et explique cette béatitude

13 July 2024 - Saturday of the 14th week - even-numbered year

Is 6:1-8; Mat 10:24-33

Homily

In the last of the Beatitudes (Mt 5:10-12), Jesus declared blessed those who are persecuted for the sake of justice. Blessed are you," he said, " when people insult you, persecute you and say all kinds of evil against you falsely for my sake. And he added, "This is how the prophets before you were persecuted. " The Gospel passage we have just read is a sort of commentary on and explanation of this beatitude.

12 juillet 2024 – Vendredi de la 14ème semaine – année paire

Osée 14, 2-10 ; Matthieu 10, 16-23 

Homélie

           La première lecture d’aujourd’hui continue le beau texte d’hier tiré du prophète Osée, appelant à la conversion. Il nous appelle à revenir au Seigneur en lui parlant. La formule est à la fois belle et surprenante : « Prenez avec vous des paroles et revenez au Seigneur ». Nous nous demandons parfois s’il est vraiment nécessaire d’utiliser des paroles dans notre prière, puisque Dieu sait d’avance tout ce que nous allons lui dire. Et pourtant le prophète nous dit « Prenez avec vous des paroles... ». C’est que Dieu désire nous rencontrer en quelque sorte sur notre terrain, converser avec nous dans un langage humain. Dans l’Ancien Testament, nous pouvons dire qu’il s’agissait d’anthropomorphisme. Mais dans le Nouveau Testament, Dieu s’est fait l’un d’entre nous et nous a parlé dans notre propre langage. Le Verbe de Dieu s’est fait parole humaine. Nous pouvons donc – et nous devons – lui parler. En réalité, ce n’est pas Lui qui en a besoin. C’est nous.

12 July 2024 - Friday of the 14th week - even-numbered year

Hosea 14, 2-10; Matthew 10, 16-23

Homily

Today's first reading continues yesterday's beautiful text from the prophet Hosea, calling us to conversion. He calls us to return to the Lord by speaking to him. The formula is both beautiful and surprising: " Take words with you and return to the Lord ". We sometimes wonder whether it is really necessary to use words in our prayer, since God knows in advance everything we are going to say to him. And yet the prophet tells us " Take with you words...". It's because God wants to meet us on our own ground, to converse with us in human language. In the Old Testament, we could say that this was anthropomorphism. But in the New Testament, God became one of us and spoke to us in our own language. The Word of God became human speech. So we can - and must - speak to him. In reality, it is not He who needs to. We do.

11 July 2024 -- Solemnity of Saint Benedict

Prov. 2:1-9; Col 3:12-17; Matt. 19:27-29

Homily

           These words of Jesus are the conclusion of the Gospel story about a rich young man who had come to ask him what he should do to inherit eternal life. We know how Jesus invited him to sell all his possessions to follow him, and how, unable to resign himself to doing so, the young man went away sad. Jesus took the opportunity to make some disturbing remarks about the use of wealth. Then Peter asked Jesus: "We have left everything to follow you; what will become of us? In his reply, Jesus promised that they would share in eternal life.

11 juillet 2024 -- Solennité de saint Benoît

Prov. 2,1-9; Col 3, 12-17; Matt. 19, 27-29

 

H O M É L I E 

           Ces paroles de Jésus sont la conclusion du récit évangélique concernant un jeune homme riche qui était venu lui demander ce qu’il devait faire pour hériter de la vie éternelle. On sait comment Jésus l’avait invité à vendre tous ses biens pour le suivre, puis comment, ne pouvant se résigner à le faire, le jeune homme s’en était allé tout triste. Jésus en profita pour faire quelques réflexions dérangeantes sur l’usage de la richesse. C’est alors que Pierre posa à Jésus la question : « Nous, nous avons tout quitté pour te suivre ; qu’en sera-t-il de nous ? » Dans sa réponse, Jésus promet qu’ils auront en partage la vie éternelle.

7 juillet 2024 – 14ème dimanche ordinaire "B"

Ez 2, 2-5; 2Co 12, 7-10; Mc 6, 1-6 

H o m é l i e

            Lorsque Jésus arrive à Nazareth, (car on suppose qu'il s'agit bien de Nazareth, même si Marc, sans doute volontairement, ne nomme pas la ville), sa réputation l'a précédée. En lisant les chapitres précédents de l’Évangile de Marc, nous voyons que non seulement la renommée de thaumaturge de Jésus l’a précédé à Nazareth, mais aussi la réputation de personnage dangereux que lui ont faite les pharisiens et les chefs du peuple -- qui ont d'ailleurs déjà décidé de le faire périr (Mc 3,6). On sait qu'il enseigne en son propre nom et non pas comme les scribes (Mc 1,22). On sait qu'il n'observe pas les traditions, osant toucher un lépreux et permettant à ses disciples d'arracher des épis et de les broyer le jour du sabbat et même de faire une guérison en ce jour-là (Mc 1,39-45; 2, 23-3,6); on sait qu'il va manger chez des gens peu respectables (Mc 2, 14-17), etc. D'ailleurs, à cause de tout cela sa propre famille avait conclu qu'il avait perdu la tête ; et était venue, y compris avec sa mère, pour le chercher et le ramener à la maison (Mc 3,21; 31-35).