Homélies de Dom Armand Veilleux

27 May 2026 - Wednesday of the 8th odd week

1Pet 1:18-25; Mk 10:32-45

Homily

          There was a time when public functions in society were seen as services that certain people were called upon to render to the community, often at their own expense. Things are quite different today! Candidates often spend huge sums of money trying to convince people to elect them to these offices.

27 mai 2026 – mercredi de la 8ème semaine impaire

1P 1,18-25 ; Mc 10,32-45 

H O M É L I E

          Il y eut un temps où les fonctions publiques dans la société étaient considérées comme des services que certaines personnes étaient appelées à rendre à la collectivité, souvent à leurs propres frais. Les choses sont assez différentes de nos jours! Les candidats dépensent souvent des sommes énormes pour tenter de convaincre les gens de les élire à ces fonctions.

May 25, 2026: Memory of Mary Mother of the Church.

Gen. 3, 9-15.20 or Acts 1, 12-14; John 19, 25-34

Homily

          During the Second Vatican Council, some of the Council Fathers would have liked a document devoted specifically to the Virgin Mary to be proclaimed, no doubt attributing to her new titles in addition to all those that Tradition and popular piety have conferred on her. The Council opted instead to speak of Mary in chapter 8 of the dogmatic Constitution Lumen gentium, on the Church, placing her at the heart of the Mystery of Christ and the Church,

25 mai 2026 : Mémoire de Marie Mère de l’Église.

Gen. 3, 9-15.20 ou Ac 1, 12-14 ; Jean 19, 25-34

Homélie

          Au cours du Concile Vatican II, certains Pères conciliaires auraient voulu la proclamation d’un document consacré spécifiquement à la Vierge Marie, lui attribuant sans doute de nouveaux titres en plus de tous ceux que la Tradition et aussi la piété populaire lui ont conférés. Le Concile opta plutôt pour parler de Marie au chapitre 8 de la Constitution dogmatique Lumen gentium, sur l’Église, situant Marie au cœur du Mystère du Christ et de l’Église,

24 May 2026 – Pentecost

Acts 2:1–11; 1 Cor 12:3–13; John 20:19–23

H O M I L Y

Fear is a recurring theme in the Gospel of Saint John. And the phrase ‘out of fear of the Jews’ comes up time and again. This phrase refers to a faith that is not yet pure, a trust that is not complete. Thus, Nicodemus, at the beginning of the Gospel, comes to Jesus to question him, but he does so at night ‘for fear of the Jews’. Similarly, the parents of the man born blind whom Jesus had healed refuse to tell the Pharisees what they know, ‘for fear of the Jews’. After Jesus’ death, Joseph of Arimathea comes to ask Pilate to hand over His body, but he does so at night, ‘for fear of the Jews’. In the Gospel we have just read, John tells us that, on the evening of the first day of the week—that is, on Easter evening—the disciples had gathered in one place, ‘for fear of the Jews’. It is worth noting, in passing, that in the original Greek text, unlike most modern translations (including the one we have read), it does not say that the door was locked, but simply that it was ‘closed’; and the phrase ‘for fear of the Jews’ refers to the fact that the disciples were gathered in the same place and has nothing to do with the fact that the door was shut.

24 mai 2026 - Pentecôte

Actes 2,1-11; 1 Cor 12,3...13; Jean 20,19-23

H O M É L I E

 

Il est souvent question de peur dans l’Évangile de saint Jean. Et l’expression « par peur des Juifs » revient comme un refrain. Cette expression désigne une foi qui n’est pas encore pure, une confiance qui n’est pas totale. C’est ainsi que Nicodème, au début de l’Évangile, vient trouver Jésus pour l’interroger, mais il le fait de nuit « par peur des Juifs ». De même, les parents de l’aveugle-né que Jésus avait guéri refusent de dire aux Pharisiens ce qu’ils savent, « par peur des Juifs ». Après la mort de Jésus, Joseph d’Arimathie vient demander à Pilate de lui remettre son corps, mais il le fait de nuit, « par peur des Juifs ». Dans l’Évangile que nous venons de lire, Jean nous dit que, le soir du premier jour de la semaine, c’est-à-dire le soir de Pâques, les disciples s’étaient rassemblés en un lieu, « par peur des Juifs ».   Notons, en passant, que, dans le texte original grec, contrairement à la plupart des traductions modernes (y compris celle que nous avons lue) il n’est pas dit que la porte était verrouillée, mais simplement qu’elle était « fermée » ; et l’expression « par peur des Juifs » se rapporte au fait que les disciples étaient rassemblés au même endroit et n’a rien à voir avec le fait que la porte était fermée.