Homélies de Dom Armand Veilleux

19 avril 2026 -- 3ème dimanche de Pâques « A »

Ac 2, 14.22b-33; 1P 1, 17-21; Luc 24, 13-35

H O M É L I E

          Tous les Évangiles des dimanches du temps de Pâques sont tirés de l'Évangile de Jean, sauf celui d'aujourd'hui, qui est de Luc. Ce dernier rapporte trois apparitions de Jésus le jour de Pâques : 1) celle aux femmes, qui furent les premières à avoir le courage de venir au tombeau de grand matin ; 2) celle aux deux disciples qui avaient décidé de retourner à leur village et à leurs occupations ; 3) celle aux Douze qui étaient encore paralysés par la peur dans l'endroit où ils s'étaient enfermés.

17 April 2026 – Friday of the Second Week of Easter

Acts 5:34–42; John 6:1–15

H O M I L Y

         The feeding of the five thousand is the only sign performed by Jesus that is recorded in all four Gospels. This shows the importance the early Christians attached to it. Today we read this account in John’s version. John recounts this event after some 65 or 70 years of reflection. It is not the sign or the miracle as such that interests him. His entire account centers on the person of Jesus. He shows us Jesus sharing simply, very simply, without counting, without paying attention to the size of the crowd.

16 April 2026 -- Homily for Thursday of the Second Week of Easter

Acts 5:27–33; John 3:31–36.

Homily

The account in the Acts of the Apostles that we are reading at the moment has something about it that is both deeply profound and somewhat comical. Luke, who is an excellent writer, knows how to convey a profound teaching using symbolic and poetic language. Here, he describes the early days of the Church in an almost light-hearted style.

April 18, 2026 – Saturday of the 2nd week of Easter

Acts 6, 1-7; John 6,16-21

H O M I L Y

          In this brief text from the Gospel of John, there are several mysterious details that are full of symbolic meaning.  The scene happens immediately after the first multiplication of the bread, the narrative of which we read yesterday morning.  We are still at the beginning of Jesus’ public life; and his relationship with his disciples is gradually taking shape.  After the first multiplication of the bread, when the crowd wants to crown him their king, Jesus withdraws, alone, to the mountain.  The disciples are already used to those nights of prayer that Jesus spent once in a while on the mountain.  When it is already evening and Jesus has not returned, they know that he will spent the night there in prayer.  They then go down to the shore of the lake and ready their boat to go to the city of Capharnaum, on the other side of the lake. John has then one of those small sentences full of mystery. “It was already night and Jesus had not returned to them”.  The mention of the night in John usually means also trouble, lack of comprehension, absence of Jesus.  The disciples are somewhat lost.

18 avril 2026 - Samedi de la 2ème semaine de Pâques

Actes 6, 1-7; Jean 6,16-21 

H O M É L I E

          Il y a beaucoup de détails mystérieux et lourds de symboles dans ce bref texte de saint Jean. La scène se situe tout de suite après la première multiplication des pains (dont nous avons lu le récit hier). Nous sommes encore au début de la vie publique de Jésus, et ses relations avec ses disciples sont en train de s'établir.   Après la multiplication des pains, alors que la foule veut le faire roi, Jésus se retire seul sur la montagne. Les disciples sont déjà habitués à ces nuits que Jésus passe seul sur la montagne à prier. Lorsque le soir arrive et que Jésus ne revient pas, les disciples savent qu'il y passera la nuit. Ils descendent alors au bord du lac et s'embarquent pour la ville de Capharnaüm, de l'autre côté. Jean a alors une de ces phrases pleines de mystère : “Déjà il faisait nuit et Jésus ne les avait pas encore rejoints". La mention de la nuit, chez Jean, signifie aussi le trouble, le manque de compréhension, l'absence de Jésus. Les disciples sont un peu perdus.

16 avril 2026 -- Homélie pour le jeudi de la 2ème semaine de Pâques

Ac 5, 27-33 ; Jean 3, 31-36.

Homélie

          Le récit des Actes des Apôtres que nous lisons ces jours-ci a quelque chose d’à la fois très profond et de quelque peu comique. Luc, qui est un excellent écrivain, sait transmettre un enseignement profond en utilisant un langage symbolique et poétique. Ici, il décrit dans un style presque enjoué les débuts de l’Église.

c

15 avril 2026 – Mercredi de la 2ème semaine de Pâques

Ac 5, 17-26; Jn 3, 16-21 

H O M É L I E

Il y a quelque chose qui m'a toujours intrigué dans le texte des Actes que nous venons de lire. Pourquoi l'ange s'est-il donné la peine de fermer les portes de la prison après avoir laissé sortir les apôtres ?... En effet, au début du texte, Luc dit que l'ange du Seigneur a ouvert les portes de la prison et a fait sortir les apôtres ; mais quand le gardien du temple arrive le matin, il trouve les portes bien fermées ! Il doit y avoir une signification symbolique dans cette histoire de portes ouvertes et puis verrouillées.