Homélies du Père Jacques Pineault

B CARÊME 02 MARC 09,02-10 (19)

Chimay : 25.02.2024

Frères et sœurs, l’événement de la Transfiguration a une fonction spécifique dans le cheminement de Jésus et de ses disciples. Il les emmena sur la montagne et il leur montra sa véritable personne avant de souffrir sa passion, sa puissance avant de mourir comme un condamné, sa gloire avant d’être outragé par la flagellation et sa royauté avant de subir l’ignominie de la crucifixion. « Ainsi, lorsqu’il serait pris et crucifié, ses apôtres comprendraient qu’il ne l’avait pas été par faiblesse, mais par consentement et de plein gré pour le salut du monde », écrit saint Éphrem (ive s.). De quoi approfondir notre foi dans le Christ et demander le secours l’Esprit Saint pour comprendre, sans quoi nul ne peut confesser la divinité de Jésus et dire : « Jésus est Seigneur » (1 Co 12,3).

B CARÊME 01 MARC 01,12-15 (15)

Chimay : 18.02.2024

Frères et sœurs, depuis mercredi dernier, nous sommes entrés dans le temps du Carême. Cette période de quarante jours ressemble au grand nettoyage du Printemps. Il nous suggère de mettre au propre nos relations avec Dieu et avec les autres. En effet, nos relations ont pu être abîmées par toutes sortes d’incompréhension, d’insatisfaction, de mésentente ou de mépris. Trop souvent, nous pensons que Dieu doit nous considérer comme des gens bien ordinaires et sans valeur. Pour laver cette idée, la première lecture nous renvoie à l’histoire de Noé. Après le déluge qui a submergé et régénéré le monde, le Seigneur invite Noé et sa famille à sortir de l’arche pour collaborer à une création nouvelle. À travers la figure de Noé, c’est l’humanité toute entière qui est invitée à faire alliance avec Dieu.

B 04 MARC 01, 21-28 (14)

Frères et sœurs, les textes bibliques de ce dimanche viennent nous rappeler la présence et l’amour de Dieu dans nos vies. À travers les prophètes d’autrefois et ceux d’aujourd’hui, c’est lui qui nous rejoint et qui nous parle. Son unique souci, c’est de sauver toute l’humanité. « Car le Fils de l’homme est venu sauver ce qui était perdu » (Lc 19,10).

B 06 MARC 01, 40-45 (10) Chimay : 11.02.2024

Frères et sœurs, pour comprendre la première lecture, il faut se remettre dans le contexte de l’époque. Le livre des Lévites régulait la vie sociale et religieuse du peuple d’Israël. Mais le nécessaire isolement sanitaire des lépreux, alors inguérissables, pouvait mener à leur exclusion de la vie religieuse et à leur rejet, comme pour les pécheurs. Jusqu’aux débuts de l’ère chrétienne, la lèpre était considérée comme un signe du péché que Dieu punissait ainsi. Celui qui était contaminé par cette maladie devait donc adopter une attitude pénitentielle, vêtements déchirés, cheveux en désordre, éloignement de la foule. Il était tenu à l’écart car la lèpre le rendait impur et l’excluait totalement.

B 03 MARC 01, 14-20 (10)

Scourmont : 21.01.2024 

Frères et sœurs, le pape François nous propose de faire de ce dimanche le dimanche de la Parole. Ce sera chaque année le 3e dimanche du Temps ordinaire. Cette Parole, c’est celle du Seigneur, qui doit être annoncée à temps et à contretemps. « Malheur à moi si je n’annonçais pas la Parole de Dieu », écrivait saint Paul aux Corinthiens (1Co 9,16). Car le Seigneur veut que tous se convertissent et soient sauvés. Par conséquent nous sommes tous envoyés pour être les messagers de cette Parole ; notre mission n’est pas de faire croire mais de la dire et d’en témoigner. Par exemple : de témoigner de la Parole qui me concerne, de celle qui m’habite. Saint Marc nous dit, lui, aujourd’hui : « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile » (Mc 1,15). Un autre pourra prier avec une parole de Jésus dans son cœur : « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Mt 28,20). Ces paroles nous habitent, nous transforment, font de nous petit à petit des chrétiens. Nous ne devons pas oublier que le Seigneur est avec nous. C’est lui qui agit dans le cœur de ceux et celles qui entendent sa Parole et la reçoivent.

B 05 MARC 01, 29-39 (15)

Scourmont : 04.02.2024

 Frères et sœurs, le Christ est d’abord un Dieu qui libère et qui guérit ! Les miracles de Jésus, signes de la gratuité inouïe de la grâce, ont un caractère parfois déconcertant. Ils témoignent que ce n’est pas Dieu qui est fait pour l’homme, mais l’homme pour Dieu. C’est pourquoi, parfois sans le savoir, « tout le monde le cherche » (Mc 1,37).

B 02 JEAN 01, 35-42 (12) 

Frères et sœurs, l’écoute offre au petit Samuel, dont nous avons entendu parler dans la première lecture (1Sm 3,3-19), d’entrer en contact avec la Parole de Dieu. La Parole du Seigneur n’avait pas encore été révélée à Samuel, prétend le texte. La remarque est étrange. L’enfant passe pourtant sa vie au Temple et connaît forcément les Écritures proclamées à longueur de temps. Cependant l’auteur insiste : « Samuel ne connaissait pas encore le Seigneur » (1Sm 3,7). Il veut sans doute dire qu’il ne l’a pas encore rencontré, qu’il n’a pas encore noué de relation personnelle avec lui.