Homélies de Dom Armand Veilleux

26 février 2026 – Jeudi de la 1ère semaine de Carême

Est 4,17; Mat 7, 7-12.

Homélie

          La prière de la reine Esther, que nous avons entendue dans la première lecture est certainement l’une des plus belles prières de l’Ancien Testament. Elle est pleine de confiance en Dieu et de fidélité à la foi du peuple d’Israël. Mais nous sommes alors encore très loin d’une prière chrétienne. Esther est sur le point de rencontrer le roi Assuerus pour essayer de sauver son peuple et elle demande à Dieu de mettre dans le coeur du roi « de la haine pour notre ennemi afin que lui et tous ceux qui sont avec lui périssent ».

26 February 2026 - Thursday of the 1st week of Lent

Est 4:17; Mat 7:7-12.

Homily

         The prayer of Queen Esther, which we heard in the first reading, is certainly one of the most beautiful prayers in the Old Testament. It is full of trust in God and faithfulness to the faith of the people of Israel. But we are still a long way from a Christian prayer. Esther is on the point of meeting King to try to save her people, and she asks God to put ‘kindness’ into the king's heart. in the king's heart ‘hatred for our enemy, that he and all who are with him may perish’.

25 février 2026 : mercredi de la 1ère semaine de Carême

Jonas 3, 1-10 ; Luc 11, 29-32

Homélie

          Le prophète Jonas fut envoyé par Dieu aux païens de la cité de Ninive. Mais il ne voulait pas avoir cette mission, et il s’enfuit vers la cité de Tarsis. Cela, comme nous le savons, le conduisit – lui et tous ses compagnons – dans une terrible tempête. Au coeur de cette tempête, il reconnut son péché et il accepta – il demanda même – d’être jeté à la mer pour calmer la colère de Dieu. C’est alors qu’il commença une expérience de solitude, symbolisée par le temps qu’il passa dans le ventre d’un gros poisson, avant de commencer, finalement, sa mission qui était de prêcher un message de repentance. Cependant, il lui était impossible de comprendre qu’une cité païenne pourrait se convertir à Dieu ; et lorsqu’elle se convertit, il en fut contrarié. Comme nous le savons par le reste de l’histoire, Dieu va lui faire comprendre, à travers l’image de la plante qui croît en un jour et qui meurt le lendemain, qu’il a le même amour miséricordieux pour la ville païenne de Ninive que pour le peuple d’Israël.

25 February 2026 :: Wednesday of the 1st week of Lent

Jonah 3:1-10; Luke 11:29-32

Homily

The prophet Jonah was sent by God to the pagans of the city of Nineveh. But he did not want this mission, and he fled to the city of Tarshish. This, as we know, led him and all his companions into a terrible storm. In the midst of this storm, he recognized his sin and accepted – even asked – to be thrown into the sea to calm God's wrath. It was then that he began an experience of solitude, symbolized by the time he spent in the belly of a large fish, before finally beginning his mission to preach a message of repentance. However, it was impossible for him to understand that a pagan city could convert to God; and when it did convert, he was upset. As we know from the rest of the story, God made him understand, through the image of the plant that grew in one day and died the next, that He had the same merciful love for the pagan city of Nineveh as He did for the people of Israel.

24 février 2026 - mardi de la 1ère semaine de Carême

Is 55, 10-11 ; Mt 6, 7-15

H O M É L I E 

          Depuis le début du Carême, les textes de l'Ancien et du Nouveau Testament lus à la célébration eucharistique nous mettent en garde avec une insistance soutenue et vraiment impressionnante, contre la fausseté et l'inutilité d'une pratique religieuse qui ne se traduirait pas dans une vie d'amour et de service fraternel bien concrets.

24 February 2026 - Tuesday of the first week of Lent

Is 55:10-11; Mt 6:7-15

Homily

          Since the beginning of Lent, the texts from the Old and New Testaments read at the Eucharistic celebration have warned us with sustained and truly impressive insistence against the falseness and futility of religious practice that does not translate into a life of concrete love and fraternal service.

22 février 2026 - premier dimanche de Carême « A »
Gn 2,7-9.3,1-7a ; Rm 5,12-19 ; Mt 4,1-11

Homélie

          Dieu a créé l’homme et la femme à son image. Il en a fait des êtres de communion et a même insufflé en eux son propre souffle, son esprit de communion. Et il leur a fait un don extrêmement dangereux, celui de la liberté. Depuis lors -- depuis le premier homme et la première femme jusqu’à nous -- l’être humain est soumis à la tentation, c’est-à-dire au tiraillement entre l’appel à la communion, qui est un appel à la plénitude de vie, et la tendance à refuser la communion pour se replier sur soi.