Homélies de Dom Armand Veilleux

28 février 2026 - Samedi de la 1ère semaine de carême

Dt 26, 16-19 ; Mt 5, 43-48

Homélie

Déjà dans l'Ancien Testament, comme nous pouvons le constater en lisant le livre du Deutéronome, l'obéissance à Dieu n'était pas simplement l'observation craintive d'un ensemble de règles. Bien sûr, il y avait de nombreux "commandements et statuts", mais ils devaient être observés avec le cœur et l'âme. Cette observance faisait partie d'une relation avec Dieu. C'était un accord entre Dieu et le peuple, une alliance : Yahvé serait leur Dieu, et ils seraient son peuple. Quant au peuple, il doit marcher dans les voies de Dieu.

28 February 2026 - Saturday of the 1st week of Lent

Deut 26:16-19; Mt 5:43-48

Homily

Already in the Old Testament, as we can see from the book of Deuteronomy, obedience to God was not simply the fearful observance of a set of rules. Of course, there were many ‘commandments and statutes’, but they had to be observed with the heart and soul. This observance was part of a relationship with God. It was an agreement between God and the people, a covenant: Yahweh would be their God, and they would be His people. As for the people, they had to walk in God's ways.

27 février 2026 - Vendredi de la première semaine de carême

Ez 18, 21-28 ; Mt 5, 20-26

Homélie

Parfois, si nous lisons l'Evangile superficiellement, nous avons l'impression que Jésus n'est pas très logique ou cohérent dans son enseignement. Il y a des textes dans l'Évangile, dans lesquels il prêche contre le légalisme des pharisiens, disant que le sabbat a été fait pour les êtres humains et non les êtres humains pour le sabbat, etc.  Mais à d'autres moments, Jésus nous dit des choses comme ce que nous venons d'entendre : que si notre justice ne surpasse pas celle des Scribes et des Pharisiens, nous n'entrerons pas dans le Royaume des Cieux.  L'explication de cette divergence est certainement que Jésus fonctionne selon un type de sagesse et de logique différent du nôtre.

26 février 2026 – Jeudi de la 1ère semaine de Carême

Est 4,17; Mat 7, 7-12.

Homélie

          La prière de la reine Esther, que nous avons entendue dans la première lecture est certainement l’une des plus belles prières de l’Ancien Testament. Elle est pleine de confiance en Dieu et de fidélité à la foi du peuple d’Israël. Mais nous sommes alors encore très loin d’une prière chrétienne. Esther est sur le point de rencontrer le roi Assuerus pour essayer de sauver son peuple et elle demande à Dieu de mettre dans le coeur du roi « de la haine pour notre ennemi afin que lui et tous ceux qui sont avec lui périssent ».

26 February 2026 - Thursday of the 1st week of Lent

Est 4:17; Mat 7:7-12.

Homily

         The prayer of Queen Esther, which we heard in the first reading, is certainly one of the most beautiful prayers in the Old Testament. It is full of trust in God and faithfulness to the faith of the people of Israel. But we are still a long way from a Christian prayer. Esther is on the point of meeting King to try to save her people, and she asks God to put ‘kindness’ into the king's heart. in the king's heart ‘hatred for our enemy, that he and all who are with him may perish’.

27 February 2026 - Friday of the first week of Lent

Ezek 18:21-28; Mt 5:20-26

Homily

Sometimes, if we read the Gospel superficially, we get the impression that Jesus is not very logical or coherent in his teaching. There are texts in the Gospel in which He preaches against the legalism of the Pharisees, saying that the Sabbath was made for human beings and not human beings for the Sabbath, and so on. But at other times, Jesus tells us things like what we have just heard: that if our righteousness does not surpass that of the Scribes and Pharisees, we will not enter the Kingdom of Heaven. The explanation for this discrepancy is certainly that Jesus operates according to a different type of wisdom and logic from our own.

25 février 2026 : mercredi de la 1ère semaine de Carême

Jonas 3, 1-10 ; Luc 11, 29-32

Homélie

          Le prophète Jonas fut envoyé par Dieu aux païens de la cité de Ninive. Mais il ne voulait pas avoir cette mission, et il s’enfuit vers la cité de Tarsis. Cela, comme nous le savons, le conduisit – lui et tous ses compagnons – dans une terrible tempête. Au coeur de cette tempête, il reconnut son péché et il accepta – il demanda même – d’être jeté à la mer pour calmer la colère de Dieu. C’est alors qu’il commença une expérience de solitude, symbolisée par le temps qu’il passa dans le ventre d’un gros poisson, avant de commencer, finalement, sa mission qui était de prêcher un message de repentance. Cependant, il lui était impossible de comprendre qu’une cité païenne pourrait se convertir à Dieu ; et lorsqu’elle se convertit, il en fut contrarié. Comme nous le savons par le reste de l’histoire, Dieu va lui faire comprendre, à travers l’image de la plante qui croît en un jour et qui meurt le lendemain, qu’il a le même amour miséricordieux pour la ville païenne de Ninive que pour le peuple d’Israël.