Frères et sœurs, les textes de la bible de ce jour évoquent une sorte de joyeuse chasse au trésor. Tout le monde cherche quelque chose. Les pêcheurs sont en quête de gros poissons. Le bijoutier remue ciel et terre pour trouver la perle rare, sans parler du chercheur d’or ou de ceux qui cherchent l’âme sœur. Dieu lui-même cherche à donner sa gloire à tous ceux qu’Il appelle. Chacun doit lui exprimer son désir : « Demande ce que je dois te donner » (1R 3,5). Nous avons entendu le témoignage du jeune roi Salomon (1R 3,5-12). Il aurait pu demander au Seigneur de longs jours, d’abondantes richesses ou encore la mort de ses ennemis. Que faut-il pour gouverner un peuple ? Un long règne, l’opulence, la victoire sur ses adversaires ? Mais Salomon a compris que le plus important n’est pas là. Il demande la sagesse du jugement. Il demande « un cœur attentif pour qu’il sache gouverner le peuple et discerner le bien et le mal » (1R 3,9). Il demande à Dieu le don de bien servir l’alliance entre Dieu et son peuple. Autrement dit, il demande l’amour de Dieu et de son prochain. Tout cela n’a rien à voir avec la gloire personnelle, les richesses, la considération et les honneurs.
Frères et sœurs, en cette fête de la Transfiguration du Seigneur, la liturgie nous propose des textes bibliques qui nous parlent de la gloire de Dieu. Le premier est tiré du livre de Daniel (Dn 7,9-14) dans l’Ancien Testament. C’est un texte un peu déroutant pour ceux qui le découvrent ; mais ce qu’il faut y voir, c’est la bonne nouvelle qu’il nous laisse : le Fils de l’homme est intronisé devant Dieu pour recevoir la royauté sur tous les peuples. Lors de la Transfiguration, les apôtres ont connu un avant-goût de cette gloire de Jésus.
Frères et sœurs, nous sommes invités ce dimanche à découvrir le vrai visage de Dieu. Autrefois, on se le représentait comme un Dieu vengeur qui condamne sans pitié tous les faisant-mal. De fait, les abominations commises étaient incroyables. Et pourtant, Dieu n’a exterminé personne. Il a fait preuve à notre égard d’une patience extraordinaire. Dans sa bonté, il est venu au secours de notre faiblesse. Son grand désir a toujours été que le pécheur se convertisse et qu’il vive (Ez 18,23). Cela vaut même pour les ennemis de son peuple.
Frères et sœurs, la Parole de Dieu de ce dimanche nous apporte un message d’espérance. Dans ce monde qui est le nôtre, nous en avons bien besoin. Nous avons tout d’abord écouté un extrait du livre d’Isaïe (55,10-11). Le prophète s’adresse à des croyants qui doutent parce qu’ils ne voient guère se réaliser les promesses entendues. Pour les Hébreux, tout va mal et ils commencent à désespérer. Ils ont été déportés en exil sur une terre étrangère. Alors le prophète leur apporte un message de consolation. Pour cela, il utilise une comparaison que tout le monde peut comprendre : « Quand la pluie et la neige abreuvent la terre, la semence ne peut que pousser et donner du pain à celui qui mange. De même la parole de Dieu ne lui revient pas sans produire du résultat. Elle accomplit toujours sa mission » (55,10-11). Elle fait ce que Dieu veut. La pluie que le Dieu créateur donne à la terre fait germer la semence, mais sa parole fait aussi germer un monde nouveau.
Frères et sœurs, comme toujours la Parole de Dieu de ce dimanche nous adresse un message d’espérance. C’est le salut qui est annoncé aux petits, aux pauvres et aux exclus. Cette bonne nouvelle rejoint tous ceux et celles dont la vie est un fardeau très lourd à porter. Jésus appelle à lui tous ceux qui peinent sous le fardeau de leurs souffrances, de leurs misères ou de leurs erreurs. Son cœur doux et humble saura nous aimer et nous soulager.
Frères et sœurs, nous sommes invités ce dimanche à découvrir le vrai visage de Dieu. Autrefois, on se le représentait comme un Dieu vengeur qui condamne sans pitié tous les faisant-mal. De fait, les abominations commises étaient incroyables. Et pourtant, Dieu n’a exterminé personne. Il a fait preuve à notre égard d’une patience extraordinaire. Dans sa bonté, il est venu au secours de notre faiblesse. Son grand désir a toujours été que le pécheur se convertisse et qu’il vive (Ez 18,23). Cela vaut même pour les ennemis de son peuple.
Frères et sœurs, dans l’Évangile de ce dimanche, Jésus nous adresse des paroles très fortes. Nous y trouvons trois éléments absolument essentiels : l’accueil, l’attachement à Jésus et la marche à la suite du Christ. C’est à l’accueil que nous réservons au plus petit des croyants que se mesure notre accueil du Christ lui-même.