Homélies du Père Jacques Pineault donnée à Scourmont

B NOËL JOUR JEAN 01, 01-18 (1) Scourmont : 25.12.2020

« Au commencement était le Verbe » (Jn 1,1). Frères et sœurs, en ce jour de Noël, l’Église propose à notre méditation cet Évangile, le Prologue de Saint Jean, qui évoque le commencement. À l’origine de notre existence, au « commencement », il y a le « Verbe », c’est-à-dire une Parole, le Verbe de Dieu, qui se fait chair, qui se fait l’un de nous : un être humain, mais aussi un Dieu qui nous désire et nous aime personnellement, depuis toute l’éternité et pour toujours. Nous ne sommes pas le fruit d’une nécessité absolue, qu’on l’appelle l’évolution, le créationnisme, le hasard, la matière, l’énergie… Nous sommes enfants de Dieu.

A 33 MATTHIEU 25, 14-30 (13) Scourmont : 15.11.2020 

Chers frères et sœurs, nous nous approchons de la fin de l’année liturgique. Les textes bibliques nous donnent l’occasion encore une fois de nous tourner vers la fin des temps. Car ce sera le grand passage vers ce monde nouveau que Jésus appelle le Royaume de Dieu. Dans ce monde-là, il y aura pleine communion entre la création et Dieu. L’Évangile de ce dimanche nous invite à veiller consciencieusement car nous ne connaissons pas le jour ni l’heure du retour du Christ (Mt 25,13).

A 21 MATTHIEU 16, 13-20 (12) Scourmont : 23.08.2020

Frères et sœurs, les trois textes bibliques qui nous sont proposés en ce dimanche nous montrent des personnes qui ont été appelées par Dieu pour une mission bien précise. Dans le texte d’Isaïe (22,19-23), c’est Eliakim qui est désigné. Il reçoit l’investiture pour remplacer un serviteur royal devenu trop ambitieux. Nous ne savons rien d’Eliakim. Son nom signifie : « Dieu l’a suscité ». Il fait désormais partie de ceux que Dieu a choisis pour conduire son peuple et en prendre soin. Ainsi peut-on dire que chacun de nous est suscité par Dieu pour une mission bien précise. Je ne suis pas sur la terre pour faire simplement un de plus ou une de plus.

A 32 MATTHIEU 25, 01-13 (13) Scourmont : 08.11.2020

Chers frères, ce passage de l’Évangile de Saint Matthieu, que nous venons d’entendre, est le début du chapitre 25, le dernier chapitre avant le commencement du récit de la Passion du Seigneur, qui finira avec sa mort et sa Résurrection. Avant de mourir, Jésus parle à ses disciples du Royaume à venir, du Royaume qui s’établira définitivement à la fin des temps, quand il reviendra dans la gloire.

A 18 MATTHIEU 14, 13-21 (8) Scourmont : 02.08.2020

Frères et sœurs, aucun autre épisode évangélique du ministère de Jésus ne nous est aussi souvent raconté que celui que nous venons d’entendre : nous en avons six relations dans nos quatre évangiles : chez Matthieu (14,13-21 ; 15,32-38) et Marc (6,30-44 ; 8,1-10), à deux reprises ; chez Luc (9,10-17) et Jean (6,1-14), une fois chacun. Il est à noter aussi que ce récit se présente toujours dans un contexte dramatique, où la question de la foi est brutalement posée aux disciples et à la foule.

A 27 MATTHIEU 21,33-43 (13) Scourmont : 04.10.2020 

Frères et sœurs, pour la troisième fois consécutive, la liturgie du dimanche nous parle de la vigne du Seigneur de l’univers. Nous avons entendu la parabole des ouvriers de la onzième heure ; puis celle du père qui avait deux fils, qui disent une chose et en font une autre ; et enfin aujourd’hui, celle des vignerons homicides. À travers ces textes, nous entendons des questions de la plus haute importance : Que faisons-nous de la vigne du Seigneur ? Ne savons-nous pas que nous en sommes tous responsables ? Certes c’est bien Dieu qui nous a créés ; c’est lui qui nous a donné la vie ; qui nous a aussi confié la responsabilité de la création. Les écologistes, croyants ou incroyants, nous le répètent constamment : Nous sommes responsables de notre Mère la Terre, de notre Maison Commune, dit le pape François. Un jour, nous aurons à rendre des comptes. Comment ça se fera ? C’est encore un mystère pour nous, mais les avertissements sont clairs.

A 14 MATTHIEU 11, 25-30 (10) Scourmont : 05.07.2020

 

Frères et sœurs, les lectures bibliques de ce dimanche nous rejoignent dans ce que vit notre monde. Comment ne pas être accablés devant toutes ces souffrances, ces victimes de la maladie, de la haine, de la violence ou de l’exclusion ? Le risque est grand de se dire qu’au point où nous en sommes, il n’y a rien à faire qui soit en notre pouvoir. Mais voilà qu’aujourd’hui, la Parole de Dieu vient nous bousculer. Le message qu’elle nous adresse par l’intermédiaire de ses envoyés nous ouvre à l’espérance. Même dans les situations les plus désespérées, le Seigneur est là ; il ne nous abandonne pas. Nous pouvons toujours compter sur lui. Mais lui, peut-il compter sur nous ?