Dom Guerric Baudet (1913)

5e abbé de Scourmont

Dom Guerric Baudet est né à Nethen, dans le Brabant, le 2 août 1913.

C’est en 1931 qu’il entra à l’abbaye de Scourmont.

Il étudia la théologie à Rome, à l’Université grégorienne, où il prit le grade de bachelier. Dès 1941, il fut désigné Sous-prieur.

Le 14 mars 1949, Dom Le Bail fut frappé de congestion et mis dans l’impossibilité d’exercer ses hautes fonctions. Informé de cette situation, le Saint-Siège reconnut que le siège abbatial était canoniquement empêché, et désigna le père Guerric prieur claustral pour régir le monastère en qualité d’Administrateur apostolique.

Le rescrit qui le nomme est daté du 24 mai 1949.  Dom Le Bail demeurait en titre abbé de Scourmont.

 

En 1956, Guerric Baudet devenait le cinquième abbé de Scourmont et son abbatiat, le plus long après celui de Dom Le Bail, se termina en septembre 1988, en application des Constitutions qui imposent à tout abbé de démissionner lorsqu’il atteint septante-cinq ans.

Dom Guerric reste, depuis lors, un moine qui a conservé intactes toutes les qualités que la Communauté lui reconnaît : fidélité exemplaire à l’office divin, attache presque farouche au travail manuel, sûreté de jugement sur les hommes et les choses, bon sens équilibré, bonté foncière, générosité étonnante et, comme nous le montrons par ailleurs, humour rafraîchissant.

Devenu abbé, il n’a jamais revêtu les vêtements dits prélatices, estimant que, même dans les grandes cérémonies, la coule monastique suffisait amplement.

En outre, il n’a choisi ni blason, ni devise.

 

Au cours de son abbatiat, les travaux de construction, de rénovation et d’aménagement qu’il a entrepris sont particulièrement significatifs. Il fautsignaler que dès sa désignation de Supérieur, en 1949, il avait entrepris le renouvellement de la façade ouest de l’église.  Il s’attaquera plus tard à l’intérieur de l’église.

Le reste du monastère n’échappa nullement à son attention : l’habitation des moines, l’hôtellerie et ses abords, la brasserie furent concernées.

Avec persévérance, il rendit le monastère aimablement habitable, pour reprendre l’expression d’un moine, mettant à profit, par exemple, les autorisations du Chapitre général  en ce qui concerne les cellules.

 

Il s’attacha également à assurer plus de calme dans le monastère en écartant certaines activités et trafics bruyants, procurant ainsi à la Communauté un cadre plus favorable à sa vocation monastique et intérieure.

Et Dom Guerric accomplit cela sans délaisser nullement le rôle économique et social que, par les circonstances, l’abbaye a été amenée à assumer dans ce coin assez peu favorisé de la botte du Hainaut.