Joseph II, Prince de Chimay (1808-1886)

Le Prince Joseph II, fils aîné du Prince François-Joseph Ier et de Mme Tallien, naquit à Paris le 20 août 1808.

Le 25 août 1830, il épousa Marie-Françoise Joséphine Pallapra, veuve du comte de Brigode.

Dès sa jeunesse, le Prince Joseph II entra dans la diplomatie.  Sous le gouvernement des Pays-Bas, il fit partie des légations de Londres et de Paris.

Lorsqu’en 1830, le Roi Léopold Ier constitua le corps diplomatique, il chargea le Prince de Chimay de représenter la Belgique, tour à tour, en Allemagne, en Toscane, en Hollande et à Rome, près du Saint-Siège.

Il consentit de grandes dépenses pour tenter de faire de Chimay, ville dont il fut longtemps le bourgmestre, un centre industriel important. Sans réel succès cependant.

On lui doit la création du chemin de fer, en 1857, ainsi que la construction, au moins partielle, de l’hospice de Chimay dont l’érection avait été décidée par son père.

Bien sûr, il faut souligner la part qu’il a prise dans l’édification du monastère de Scourmont.

Il aimait être considéré comme le fondateur de la Trappe de Forges. Quand il habitait à Chimay, il venait souvent à l’abbaye, ordinairement dans un carrosse attelé de quatre chevaux. La Princesse était tellement habituée à l’hôtellerie qu’elle prenait elle-même dans l’armoire ce dont elle avait besoin pour sa collation.

Vers 1875, le Prince se retira dans un petit cottage qu’il possédait en Angleterre où il passa les dernières années de sa vie.

Il y mourut le 12 mars 1886. Son corps fut ramené sans retard à Chimay. Le père Albéric, Prieur du monastère, se rendit à Calais pour le recevoir au port de débarquement et il l’accompagna jusqu’au château avec Joseph III, déjà ministre des Affaires étrangères.

Le 18 mars 1886 eurent lieu les funérailles de Joseph II, en l’église de Chimay.

Peu de temps après, son fils aîné, Joseph III, pour se conformer aux volontés de son père, fit construire sur le terrain du monastère, le monument funéraire qui renferme ses restes mortels.

L’exhumation et le transfert au monument funéraire construit à l’abbaye eurent lieu le 26 septembre 1889. Vers deux heures de l’après-midi, la Communauté se rendit en procession au devant du cortège, près de la route. Lorsque le char funèbre arriva à la barrière, le doyen de Chimay et tous les membres de la famille princière descendirent de voiture. Alors, le Père Prieur aspergea et encensa le corps puis on se rendit au caveau pour y déposer la dépouille, après la récitation des chants liturgiques.