Jean-Baptiste JOURDAIN (1801-1862)

Jean-Baptiste JOURDAIN naquit  à Ramousies, près de Fourmies, en 1801.  Vicaire de Trélon, il fut successivement curé à Ohain et à Eppe-Sauvage, au diocèse de Cambrai.

En 1830, à la chute de Charles X, il se montra légitimiste jusque dans sa prédication en chaire.  Monseigneur Belmas, alors Evêque de Cambrai, informé du fait, vint en personne à Eppe-Sauvage pour lui intimer l’ordre de quitter le diocèse.  L’évêque de Tournai accueillit l’abbé Jourdain et, en octobre de la même année, le nomma curé à Grandrieu, dans le doyenné de Beaumont.

C’est le 12 avril 1843 qu’il arriva à Virelles pour y exercer son ministère.

Cet homme de haute stature et doué d’une constitution robuste se distingua par sa simplicité et son dévouement.

On lui attribue une générosité exemplaire : il n’hésitait pas à soulager matériellement et financièrement les démunis qui le sollicitaient, mettant même parfois en péril sa propre subsistance. Il lui arriva ainsi d’emprunter à sa servante !

 

La tombe de l’abbé Jourdain est située derrière le chevet de l’église abbatiale.

Dès 1844, l’abbé Jourdain envisagea la possibilité d’une fondation de Trappistes dans le pays de Chimay.

Une dizaine d’années environ après son arrivée à Virelles, dans sa hâte à porter les derniers sacrements à un mourant, l’abbé Jourdain fit une chute qui le rendit boiteux le reste de sa vie.

Son infirmité ne lui permettant pas de marcher ni de rester debout longtemps, les Trappistes lui firent don d’un âne acheté auparavant. Ils fournirent complémentairement les harnais et la voiture.

De même, quand les religieux se rendaient à Chimay et ne pouvaient rentrer le jour même au monastère, ils passaient toujours la nuit chez l’abbé Jourdain.  Lui-même venait souvent à Scourmont et il y séjournait volontiers plusieurs jours, ainsi qu’en atteste le premier registre de l’hôtellerie.

Cela traduisait pertinemment une attache réciproque indéniable.

C’est le 2 juillet 1862, en la fête de la Visitation, que s’éteignit l’abbé Jourdain.