Homélie pour les funéraille de

Thérèse Veilleux

 

 

Homélie

 

 

           En ce texte de l’Évangile selon saint Matthieu (Mt. 25), que nous venons d’entendre, nous trouvons le cœur même du message de Jésus dans l’Évangile. À travers une série de paraboles, c’est-à-dire des récits imagés ayant pour but de véhiculer un enseignement spirituel, Jésus essaye de faire comprendre ce qui fera la différence entre les uns et les autres dans l’éternité.  Ce qui fera la différence – et une différence radicale entre un bonheur éternel et la perte de ce bonheur -- ce sera non pas la fidélité à des règles de morales ou à des exigences rituelles, mais l’attitude à l’égard les uns des autres, et surtout à l’égard des plus petits et des plus nécessiteux.

 

           Nous sommes encore durant le Temps Pascal, qui se terminera demain avec la célébration de la Pentecôte. Durant ce Temps Pascal, nous avons célébré le mystère de la mort et de la résurrection de Jésus. La semaine dernière, nous avons célébré la fête de l’Ascension. Après sa mort, Jésus est apparu plusieurs fois à ces disciples, pour leur faire comprendre non pas qu’il était revenu à sa même vie humaine, qu’il avait passée avec eux, mais plutôt pour leur faire comprendre que, malgré sa mort physique, il leur était toujours présent. Le jour de l’Ascension, était la dernière fois qu’il se manifestait à eux. Après cela il fut enlevé de leur présence.  Il ne faut pas entendre l’Ascension comme une sorte de voyage spatial du corps de Jésus. Il faut plutôt comprendre que maintenant, dans son humanité comme dans sa divinité, il transcende les limites du Temps et de l’Espace.  Il est présent en tout lieux et en tout temps. Et, dans l’Évangile que nous venons d’entendre, il nous fait comprendre qu’il s’identifie désormais avec chacun d’entre nous, et surtout avec les plus nécessiteux. Il considère que l’amour, le respect, les attentions, la compréhension, et au besoin le pardon, que nous nous manifestons les uns aux autres, c’est à Lui que nous les manifestons.

 

           Ce que nous célébrons en cette Eucharistie, c’est le mystère que la Thérèse que nous avons connue et aimée, et qui n’est plus parmi nous dans sa forme physique transformée en cendres, cette même Thérèse est entrée dans une nouvelle phase de son existence. Nous sommes confiants que lorsqu’elle a fait le grand saut dans l’au-delà, le Seigneur Jésus lui a dit : Tout ce que tu as fait durant ta longue vie, pour tes enfants, tes frères et sœurs, tes élèves, tes amis – tous les services que tu as rendus, toute l’affection que tu as manifestée, c’est à Moi, Jésus, que tu as fait tout cela.  Entre dans ma Joie éternelle. Et, en même temps, nous prions Dieu de la purifier de toutes les petites ombres qui pourraient l’empêcher de jouir pleinement de ce bonheur éternel.

 

           Et nous le faisons dans l’espérance de nous retrouver un jour tous ensemble avec Thérèse et avec Jésus le Christ, dans ce grand bonheur sans fin. Amen