27 mars 2018 - mardi de la Semaine Sainte

Isaïe 49, 1-6 ; Jean 13, 21…38

Prieuré de sainte Bathilde, Vanves

          

Homélie

 

 

En ces dernier jour de Carême avant le Triduum Pascal, les lectures de la messe nous font entrer définitivement dans les aspects du mystère pascal que nous célébrerons au cours des prochains jours.

           Nous avons d’abord, dans la première lecture, un des plus beaux poèmes du prophète Isaïe. Il s’agit du deuxième chant du Serviteur, vers la fin du Livre de la Consolation d’Israël. Ce Livre de la Consolation d’Israël, qui constitue la deuxième partie du Livre d’Isaïe, a été composé durant la déportation à Babylone, après la destruction du Temple, et il annonce déjà l’espérance du retour. C’est un poème qui décrit la souffrance affligée au Serviteur de Yahvé, mais chante aussi sa pleine confiance en Dieu. Un poème de confiance dans la souffrance.

           Quant au passage de l’Évangile de Jean que nous venons de lire, il décrit le dernier repas pascal pris par Jésus avec ses disciples, ce récit étant tragiquement ouvert par la mention de la trahison de Jésus par Judas et il se termine par celle du reniement de Pierre.

           Tout au long des Évangile, et particulièrement dans les récits lus à l’Eucharistie au cours des dernières semaines, nous avons vu croître l’opposition des Pharisiens et des Grands Prêtres à l’égard de Jésus et leur détermination de le faire mourir. Cela apparaît très clairement dans le récit de la Passion.  Or, ce qui apporte une touche encore plus tragique à ce dénouement, c’est qu’il se réalise à travers la trahison d’un des proches de Jésus, l’un de ses douze Apôtres, avec qui il célèbre la fête de la Pâque.

           Préparons donc nos cœurs à entrer dans ce Triduum Pascal, durant lequel nous ferons mémoire de tout ce que Jésus a dû souffrir pour nous, mais avec nos yeux déjà fixés sur la gloire de sa résurrection.

 

Armand Veilleux